L'élève se développe au fil de ses expériences, dès sa naissance et toute sa vie
Le début de l’enfance est la période la plus active du développement du cerveau. Les recherches neurologiques récentes ont réussi à identifier une structure du cerveau chez le jeune élève qui se transforme selon la qualité des stimulus auxquels il est exposé. Ces recherches identifient aussi le moment opportun dans la vie de l’élève où les bases du langage sont en pleine formation.
C’est pendant la petite enfance que commencent à se construire chez l’élève l’autonomie, l’esprit d’initiative, la capacité de prendre des décisions, la créativité, la confiance en soi, la formation de l’identité, l’intégration culturelle, l’apprentissage plus approfondi de la langue première ou d’autres langues, ainsi que les aptitudes à apprendre et à établir des liens avec le milieu. Certains élèves ont des besoins cognitifs, émotifs, sensoriels, langagiers, communicatifs ou physiques qui peuvent influencer leur apprentissage. D’autres élèves vivent des expériences qui peuvent nuire à leur apprentissage telles que des déménagements fréquents, un manque de fluidité dans leur langue première ou des expériences limitées lors de leurs premières années de vie. La programmation éducative part du principe que chaque élève peut apprendre. La coordination d’expériences d’apprentissage appropriées ou la modification de stratégies pédagogiques aident à répondre aux besoins d’apprentissage de tous les élèves.
L’élève se développe au fil de ses expériences dès sa naissance et continue à se développer bien au-delà de cette période et tout au long de sa vie. Il n’y a pas de relation directe de cause à effet entre les expériences individuelles des élèves et leur développement ultérieur. Cependant, l’élève dont tous les besoins développementaux ont été comblés a de plus grandes chances de devenir un membre de la société autonome, responsable et bienveillant.

